Bon pour ceux qui me connaissent vous savez la volonté et l’acharnement que j’ai toujours mis et affiché a tenter desespéremment de convaincre ma douce qu’ensemble nous pourrions nous multiplier!

 

J’ai essayer de la mouiller apres minuit mais ca n’a pas marché…


Alors j’ai proposé une idée folle ayons un enfant (en vérité j’en voudrais trois, mais commencons par un, puis deux, pour converger finallement a trois !), mais cette idée aussi alléchante qu’elle puisse paraitre est resté lettre morte dans l’oreille de ma toute douce qui n’a pas encore ressentie le besoin, ni l’envie, ni meme l’intérêt d’enfanter, ce a quoi elle répond, philosophe : “on a deja pistoune” (notre chat) !

 

Mais pour ne pas me couper avec ce reve fou d’être un jour un pere aimant et trebuchant (je me cogne partout) elle me permet parfois de faire des expériences.
Dernierement pour fêter cette délicieuse année le store vénitien de mes journées grises d’été m’a offert deux expériences inoubliables:

 

La premiere m’occuper de remettre son casque sur les oreilles a un enfant turbulent !

 

Ce n’était pas vraiment un enfant, il n’était pas vraiment turbulent, mais il avait un casque de walk man, c’est deja ca !

 

Je me rendais chez mon coblog préféré a pied, regardant autours de moi d’un air mauvais, en espérant ainsi repousser par mon seul regard les importuns qui pourraient chercher à me nuire (ou me demander l’heure, de signer une pétition, de leur acheté un journal, de leur donner une piece ou deux, de parler avec eux, de souscrire a un contrat neuf cégétel ou encore tout simplement d’indiquer la gare qui est juste derriere).
Quand je vois au loin dans son petit fauteuil électrique un petit bonhomme qui devait bien avoir 25 ans, mais assis il faisait pas bien grand. Ce petit homme foncait à une vitesse vertigineuse (3 à 4 km heure) vers… suspens un mur !

 

Intérieurement je me fis la blague : “c’est pas comme ca que tu vas te suicider mon bonhomme !”

et … comme s’il m’avait entendu, il a viré a gauche a la derniere seconde dans un suspense digne des plus grands “plus belle la vie”… et c’est retourné. Il etait bien a 20-25mètres, mais j’ai senti, je ne pourrais expliquer pourquoi, je ne sais pas si c’est mon 6eme sens, ou un pouvoir spécifique que j’ai développé apres avoir bu de l’eau du robinet directement importé de Le Havre, je ne peux vraiment pas vous le dire, mais j’ai senti dans un mouvement imperceptible qu’il cherchait quelqu’un, et que ce quelqu’un… c’etait moi !

 

Alors bien entendu, il m’est encore difficile de témoigner ici devant vous, d’en parler sans masque, sans pudeur, mais c’est effectivement vers moi, dont le regard avait été inoxérablement attiré vers cette si jolie boutique de l’autre côté de la rue qui revêtait d’un coup un intérêt nouveau et tout particulier ! D’habitude dans ces cas la ce sont mes chaussures qui deviennent le centre d’intérêt incontournable de mon esprit fuyant. Mais la avec ce fort pressentiment j’ai préféré sortir l’artillerie lourde…

 

Et ce qui devait arrivé, arriva. J’entendi presque sortie de nulle part une petit voix fluette :

Mon ami motorisé :”heuuueininin Casque” heuuueininin est le mélange etrange et ennivrant de heu, hin et han en meme temps, sorti par la bouche des fous du volant dans leur drole de voiture…

Moi, essayant de me construire une attitude cool et détendu :”pardon?, humm non merci”

Me suivant sur son bolide lancé a toute vitesse : “heuuueininin mettre casque”

Moi comprenant que mon heure approchait, et que je ne pourrais malheureusement rien faire pour y échapper : “tu veux que je te mette ton casque?” “hahahaah” (rire mal a l’aise)

 

Il faut bien préciser a mon aimable auditoire (mes lecteurs quoi) qu’a ce moment de l’histoire je savais que j’étais collé. Que je ne pourrais malheureusement pas l’esquiver… Ce serait mentir que de dire que je n’ai pas penser a partir en courrant, mais en dépit de ses petits bras attrophiés mon ami pilote semblait particulèrement habile à manier son bolide… j’ai donc vite compris qu’ou que j’aille, sauf a monter sur un muret comme je le faisais jeune en jouant a chat perché, ou que j’aille disais je il me poursuivrait… j’ai bien regardé autour… aucun muret… j’étais fait comme un rat, un rat qui ne peut pas se casser… (rassecasse hahaha désolé)

 

Prenant mon courage a deux mains, j’ai contourné le fauteuille, jeté un dernier regard desespéré autours de moi pour checker une ultime fois qu’il n’y avait pas de muret, saisi les écouteurs autours de son coup, écarté les écouteur et laché, le plus doucement possible sur les oreilles de ma brebis égarées!!! j’étais fier comme un paon de mon acte de bravoure !

 

mon ami sauvé : “heuuueininin derriere tete”

 

Je feignais de ne pas comprendre… : “tu le veux derriere la tete?”

Mon exigeant débiteur : “heuuueininin derriere tete”

 

Je suis hypocondriaque. Un phobique de la maladie et des maleformations quelles qu’elles soient, c’est pourquoi je dois bien dire que j’ai démontré aucours de cette expérience un sang froid et un talent pour le moins extraordinaire ! Mais la ca dépassait le cadre de mes compétances. A priori que le casque soit sur ou derriere la tete ne change rien, n’implique rien… a priori… car derriere la tete le casque ne tient pas ! je tenais mon echappatoire… sauf … sauf si on passait ses petits lobes boudinés dans les replis du casque prévus a cet effet…

 

J’ai presque failli céder à la tentation a ce moment de l’aventure, je dois bien le dire. La rue m’appelait. Peut etre que j’aurais le temps de courrir et de sauter dans un bus ou de tourner dans une rue avant qu’il ne me voit, et la je pourrais trouver des escaliers, un rebord, quelque chose n’importe quoi faisant barrage a mon persécuteur a roulettes !

Mais en ce moment terrible, ce moment de doute affreux, ou la tentation a failli l’emporté sur les limites que je m’étais moi meme fixées, au prix d’un effort surhumain, j’ai pensé a Shawn, j’ai puisé dans ce héro que paris mérite la force et le courage nécessaire a terminer cette expérience la tete haute! Si Shawn avait eu vent de mon exploit, il aurait ressenti une infinie fierté ! mais j’étais seul, et j’ai repris le controle de moi meme.
J’ai… placé… mon … pouce … je suis désolé mais rien qu’évoquer ce souvenir m’est pénible, mais pour la beauté de l’histoire je vais continuer, je me le suis promis, pour devenir une source d’inspiration, comme Shawn l’a été pour moi !

J’ai donc placé mon pouce entre sa tete et son lob d’oreille, que j’ai saisi avec mon index. De l’autre main j’ai écarté le pan du casque pour que l’oreille charnue entre sans forcé… mais elle etait trop charnue… Elle n’entrait pas… je sentais fondre mon courage !

Pourquoi elle n’entrait pas !

Quelqu’un m’en voulait il particulierement, le destin se moquait il encore de moi?

Je puisais dans la colere et le desespoir les dernieres forces pour mettre ce bout de chair rebondi dans le casque !

elle entra, sans réaction de mon débiteur ! le fourbe …

J’enchainais la seconde sur la meme lancée avec le meme résultat. Ce n’est qu’a ce moment précis que je me permi un petit soupir de soulagement ! j’avais réussi l’impensable, je m’étais sorti du guépier dans lequel on voulait me faire tomber !

mais il faut bien dire que le destin est capricieux…

” heuuueininin cigarette”

 

ahahahah le bienheureux que voila, pour me remercier de mes bienfaits il voulait m’offrir maladroitement une cigarette, et moi qui le regardais comme un ingrats difforme… qu’il est noble, qu’il est humble ! Mais je me devais de décliner son offre, au risque et je le savais, de briser ses espoirs et ses remerciements !

 

- non merci, je ne fume pas !

 

“heuuueininin nan cigarette” redit il en pointant maladroitement un petit paquet de cigarette sur ses jambes… “bouche”

 

A voir la mine innocente de ce petit être, dont la vie était en mes mains, je ne pu me résoudre a refuser, je tirais un cigarette, puis la saisissant par le bout le plus eloigné possible je la mis dans la bouche têtante de mon ouaille.

 

Mais comment l’allumer… car a mon grand désarroi le briquet ne se trouvait pas dans le paquet de cigarette…

Comme s’il lisait en moi, comme dans un livre, ou alors peut etre juste parceque son cou ne supportait plus cet excédent de poids, son menton sembla indiquer sa poche de chemise. Et effectivement, à l’intérieur de cette poche, trônait un petit briquet.

 

C’est a ce moment précis que je compris comment la nature était bien faite … l’habituation me permis sans soucis de plonger ma main dans cette chemise et de saisir le précieux gaz a silex.

 

Triomphant j’activais la pierre pour me libérer enfin de ce piege terrible … bien sur en plein air, pres de montparnasse un lieu des plus venteux cela ne donna rien…
Adieu veau vache cochon couvée… une deuxieme puis une troisieme tentatives confirmerent ma premiere analyse : pour allumer cette cigarette il faudrait soit que je l’allume moi meme, mais cela voudrait dire la prendre dans ma bouche, apres qu’il est mis sur le filtre sa salive et qu’il l’ai têté, encore et encore et… encore. Ce qui je dois bien le dire était au dessus de mes forces.

 

Ou alors faire ecran de mon corps et l’allumer a l’arrache !

 

Ce que je reussi finalement à faire. Bien sur dans la soirée je senti mon bras s’attrophier, mes jambes chanceller… rien de bien extraordinaire quand on connait ma forte capacité de mime.

 

Ce fut la ma premiere expérience formatrice… avant de connaitre dimanche dernier ma seconde expérience… que je vous relaterai la semaine prochaine !

” Une premiere fois chez ikea” avec comme participant : Ma douce, mon coblog et la voiture diabolique !