Et la suite me direz vous… et bien oui je ne l’ai écrite qu’aujourd’hui, j’ai utilisé tout vos dons pour sortir, faire la fête avec des nymphos de luxe… J’ai tout dépensé, et une fois à nouveau ruiné, je suis enfin rentré prêt à écrire les suites (car oui il y aura plusieurs suites) des aventures d’Ash et Vivi au pays du soleil levant !

Nous sommes arrivés à Tokyo, le soleil était entrain de se coucher. Curieux paradoxe me direz vous, mais n’oubliez pas, pour que le soleil soit un jour levant, il faut bien qu’il se soit coucher avant !

Etait ce le signe annonciateur d’un voyage raté et chaotique, ou seulement le hasard du calendrier, je n’aurais su que répondre a ce moment de l’histoire.

Suspens…

Munis de nos JRRail Pass, nous permettant de prendre le réseau ferré JRLine (faisons la simple, ca parait compliqué au départ, mais au bout d’un moment ce réseaux de connexion qui s’entrecroise forme, comme par magie un dessin précis des routes et lignes qu’il convient de prendre ! Si je ne vous ai pas convaincu faites comme moi, emporté une vivi. Elle avait potassé le fameux « se deplacer a tokyo pour les nuls » opus permettant à des néophytes touristes de notre fonction de nous promener partout dans Tokyo sans jamais risquer de nous perdre malheureusement l’opus sur Kyoto n’était plus disponible, nous connûmes la bas quelques menues difficultés pour nous orienter…Mais ce sera le sujet d’un post prochain !

Or donc porté par l’envie de nous poser, casser par 12 heures d’avion dans un Boeing nous n’avions qu’une envie : arriver a l’hotel, prendre une douche, nous poser…

J’aimerai revenir sur le boeing, il y a une différence notable entre les avions, et celui que nous avons pris est, a mon sens, le pire des chariots a bestiot de toute la galaxie. Si nous devions changer une autre chose ?

Peut être le vol, trop dur, trop long… surtout que la place en semi premiere classe ne coute que 100€ de plus. 100€ c’est cher, certes, mais c’est tellement agréable de ne pas être cassé en deux !

Enfin dans cet avion qui applique le systeme des video a la demande, j’ai vu un film qui aurait pu changer ma vie : YES MAN, hummm je vous l’ai déjà raconté ?

C’est moche de vieillir …

Enfin donc muni de mon JRpass et ma douce dont l’aisance dans un pays ou rien ne semble intelligible m’étonne encore, nous nous faufilons dans les couloirs sur, droit, véloce, rien ne semble pouvoir nous arrêter, rien ne semble pouvoir nous empecher de trouver la sortie.

La mince affaire. Nous regardons le plan que ma douce, mon loukoum avait imprimé sur internet. Pour rejoindre le Sakura Hotel il faut sortir a la sortir West, tourner a droite, passer devant le KFC, puis tourner a gauche à la banque IBK avant enfin de tourner a gauche puis a regauche… une peccadille…

Car il faut savoir qu’à Tokyo il n’y a pas de numéro, de nom de rue, ni même d’avenue, ce ne sont que des enchevêtrements de routes goudronnées. En effet, les constructions chaotiques se succèdent ne permettant pas une carnification précise de la cité. Telle est la loi de l’éternel provisoire. Culturellement les construction japonaise ne sont pas faite pour durer, elles s’inscrivent dans le cycle éphémère de la vie d’une citée.

Alors cela peut effrayer, cela peut vous paraitre fouillis, chargé, emprunté, un bordel immense a la taille titanesque… Ca nous est apparu clair et cohérent, presque familier. Rarement je ne me suis senti aussi chez moi dans une ville aussi étrange et différente.

Nous enchaînons les routes, nous arrivons (presque) sans encombre à notre hotel, aidés spontanément dans la derniere ligne droite par une locale d’un certain age… Décidément se voyage s’annonce bien…

C’est étrange comme le sentiment de bien être peut perdurer alors même qu’un groupe aux allures de pakistanais clandestin, vous ouvre la porte de votre cagibi… chambre pardon. Ce qui en France aurait grandement entamé mon optimisme débordant, n’a fait que glisser sur moi, comme le vent dans la vallée (un peu de poésie ne peut pas nuire au texte hein !).

Vétuste, voila comment qualifier le mieux la chambre. Vétuste et propre. Si on pense que la taille n’a aucune importance (otant ainsi une grande partie du complexe de l’homme moderne), alors le Sakura hôtel est fait pour vous !

Un lit d’une place et demi, des prises sans prise terre (ce qui peut paraître anodin, mais quand votre adapteur a forcement une prise terre, la blague prend tout son sens), une salle de bain de la taille d’une grosse cabine de douche, voila le lieu ou nous passerons 7 des 10 prochains jours … tout un programme.

Le Sakura hotel est parfait pour les couples fusionnels qui ne supportent pas de perdre de vue l’autre… pour se cacher a son regard, il faut quitter la chambre ou prendre une douche, au choix.

Poussé par la faim, en dépit de la fatigue, nous sommes sortis, plan en main pour trouver notre nouvelle cantine, un restaurant de yakitori recommandé par le guide.

C’est la que nous l’avons vu, superbe, immense. A deux pas du Sakura hôtel, dans une rue perpendiculaire ou presque, se dressait insolemment un super hôtel. Pas un super hôtel, LE SUPER HOTEL, super hotel, SUUUUUPERRR HOOOOTELLLLL tintintin tin ! il devait être super, c’était marqué dessus. Nous aurions du changer, nous le savions, mais nous n’avions pour recommandation que le nom, tout un programme !

Le restaurant dont le nom m’échappe et que ma douce ne manquera pas de me rappeler tendrement : « tu te souviens vraiment de rien ! c’etait le aporringeirnt c’est pas dur ! t’as aimé le Japon ? t’es sur ? j’ai l’impression que t’aime rien… » a tenu, quant à lui, toutes ses promesses en particulier avec ses boulettes de riz grillées, un régal dont mes papilles me parlent encore, lorsque, déprimé par la nourriture en sauce je me dis que ce n’est qu’alimentaire…

Ni la vétusté de notre chambre, ni même le vol affreux n’arrivent a enlever de nos visages ce sourire béa des gens conquis et heureux, sourire qui ne devait nous quitter que 10 jours plus tard, emporté par l’avion et le rer B

La semaine prochaine vous decouvrivrez notre second jour, ou comment et pourquoi nous n’avons pas trouvé le carrefour de shibuya a shinjuku (deux quartiers différents), ma nouvelle lubbies : photographier les chaussures, l’arrivée fracassante du roi pingouin, et notre subterfuge pour prendre des photos…

En vous remerciant bon soir