El Blogo !!!
J’avais oublié a quelle point je DETESTE (!!!!) le premier jour de boulot âpres le jour de l’an !
Juste pour nous mettre tous bien sur la même longueur d’onde, il existe deux choses que j’exècre plus que le reste dans les us et coutumes de notre belle cité de Paris :
- La fête de la musique qui amène en plein milieu de Paris l’ensemble des racailles de toutes les banlieues avoisinantes, produisant des artistes plus que relatif au cours d’une soirée brouillonne et peu intéressante. C’est pourquoi on a établi une tradition avec mon coblog préféré : faire un ciné le soir de la fête de la musique ! Dieu que c’est agréable ! Une salle rien que pour nous (et quelques clampins qui connaissent aussi le truc!!), un petit peu comme si au final on avait vraiment gagné à l’euro million et qu’on avait notre propre salle de cinéma ! Pour moi la fête de la musique c’est un peu ma vie de millionnaire, une fois par an… un moment volé, une vraie réponse alternative a une fête bien pauvre.
- Le jour de l’an : toujours les même soirées hachées, coupées, ou on se sent de faire deux soirées, un pré soirée jour de l’an, et suite à l’explosion des « bonnes années, que du bonheur… »‘ essayer de repartir en soirée… mission quasi impossible ! Car la suite logique de la bonne année est le passage obligé par les bonnes résolutions : « et toi c’est quoi tes bonnes résolutions te demande l’ami bourré qui te ressort chaque année les mêmes résolutions avec la conviction d’innover
Enfin tout ca pour dire que je n’aime pas le jour de l’an et cet amusant forcé en barre. La VRAIE contre soirée du premier de l’an serait de faire une soirée normal sans montre!
Mais nous n’en sommes pas encore la! (un jour peut être!)
Mais il y a quelque chose que je déteste encore plus que ces deux fêtes réunies! Quelque chose que j’avais oublié, occulté volontairement de ma mémoire pas capable de le supporter : le 1er jour de boulot de l’année !
Pourquoi me direz-vous? Eh bien c’est plutôt simple : il combine deux choses avec lesquelles j’ai du mal : travailler et fêter la bonne année… Car si j’arrive à limiter au maximum les contacts pendant et âpres une soirée du jour de l’an, les réduisant au strict minimum sms + coup de tel aux parents et autres personnes qui ne comprendraient pas pourquoi le petit Ashrame ne les a pas contacté.
Mais le 1er jour de l’année au boulot surpasse tout !!!
Je suis arrivé de bonne heure sans me douter du drame urbain qui allait se jouer ici !
D’humeur bougonne du à une certaine jalousie inconsciente de ma part : je vous mime la scène :
- Il est l’heure de te réveiller amour de ma vie !
- maiiiiiis noooon j’ai posé ma journée !
CRAaaaaaaaaaaaaaC ! (le bruit de mon petit cœur qui se brise)
Or donc d’humeur maussade, j’ai baragouiné aux rares personnes présentes un petit : « bonjour ». Rien de plus, pas de bonne année, ni de bonne santé non rien. Mon cerveau comme celui de mes collègues ayant rayé simplement le fait que c’était le premier jour de boulot de l’année… Etait ce une volonté personnelle de tout à chacun, ou un blocage collectif? Nul n’aurait pu le dire, mais je me rappelle avec une certaine nostalgie les premières heures de travail, ce moment de tranquillité avant le commencement du bal des casses pieds…
Moins d’une heure après mon arrivée commença le concert de « bonne année », finissant invariablement par des : « bonne santé » parce que la santé c’est le plus important hein ! Mais je ne percevais pas encore le coté ironique de la situation !
Je pense que le plus pure et le plus sincère dans ses souhaits fut mon Directeur Général. Toujours avec un sourire ultra Bright il effectua une visite éclaire en salle des marchés, pour nous souhaiter a tous, mais individuellement une bonne et merveilleuse année.
Lorsqu’il pénétra dans la salle j’étais avec mon collègue Ali (simple voleur), une des seules personnes vraiment drôle de cette société. Nous devisions sur l’intérêt de fêter le premier de l’an en groupe, seul, de ne pas le fêter, de faire participer la télé dans cette fête si personnelle, d’Arthur, du décompte, en un mot d’une soirée du nouvel an particulièrement réussie, quand mon GDG (gentil directeur général) est passé nous a regardé droit dans les yeux, en mettant dans son regard ce petit plus qui fait qu’on a l’impression que
1/ il vous reconnait,
2/ il vous parle a vous, et pas a un autre,
et nous a souhaité une vraie, une chaleureuse bonne et heureuse année en hochant la tête pour rajouter au caractère personnalisant de la petite attention…
A ce moment la j’étais quelqu’un, j’étais salué par la plus haute instance de notre belle société, il savait qui j’étais, il m’aimait, reconnaissait mon talent inné pour une gestion de conviction ! Décidément l’année commençait bien!
Lorsque 3 minutes plus tard, il repassa là où je poursuivais ma grande discutions philosophique avec mon ami iranien, je le regardais fièrement, sourire aux lèvres. Quelle ne fut pas ma surprise de le voir me regarder, sourire et me souhaiter une vraie, une chaleureuse bonne et heureuse année… Comme s’il nous voyait pour la première fois !
Deux autres fois dans la journée il me souhaitera une bonne et heureuse année marquant soit son attachement profond à un membre éminent de cette société, soit son profond mépris masqué par un sourire enjôleur…
Outre cet évènement presque vexant, nombre de personne me souhaitèrent une bonne année et surtout une bonne santé, parce que la santé quand même c’est important.
L’après midi même j’avais une gastro éclaire comme je n’ai jamais eu ! Alors j’aimerais dire à tout les gens de bonnes volontés, qui se trouvent malin en me souhaitant une bonne santé : FUCK OFF !
En vous remerciant… bonne et heureuse année a vous ! enfin surtout bonne santé parceque la santé…
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