Sans fausse modestie je pense pouvoir dire aujourd’hui que nous, the Innuko’s reporter guys, sommes entre « reporters sans frontière » pour l’impertinence et l’implication de nos convictions et « Dora l’exploratrice » pour le côté percutent de nos articles et le côté aventurier de l’extrême de nos expéditions et aussi parce que les sacs à dos jaune c’est quand même la classe !

C’est pourquoi, ce week end, nous avons décidé de nous rendre dans l’œil du cyclone, au centre de cette grande machination qui déclencha la crise des subprimes : les Etats Unis d’Amérique !

Pour des causes de budget nous avons finalement choisi : LONDON !

Pour ceux qui me connaissent bien, vous savez que je n’apprécie guère cette ville moderne et son centre ville si gris dans sa texture et son ambiance, mais l’anniversaire d’un Innukien reste un évènement majeur et comme le disait un philosophe aux oreilles pointues : « Il faut parfois aliéner son intérêt personnel à l’intérêt général » …

Or donc pour cette épopée héroïque nous partîmes de bon matin à trois :

Ngee dit « le p’ti »
Ashrame dit « Ash »
Oliver dit « Filipovna »

Personnellement, fier de mes origines bourgeoise et désireux de perpétuer les traditions familiales je ne m’étais jusqu’alors, jamais rendu dans une auberge de jeunesse ! Mais pour les besoins de l’article (et surtout à cause de cette saloprie de crise financière qui elle même étant dû aux gouvernements US comme le démontre de manière admirable le manifeste de la commission publié hier) nous décidâmes de nous rendre dans une auberge de jeunesse à Westminster (oui je sais, je vous avais dit Londres, mais en réalité nous étions à Westminster).

1ère surprise : alors même que des commentaires peu flatteurs faisaient état d’un accueil médiocre voir carrément mauvais, nous fûmes agréablement surpris par la gentillesse de l’hôtesse dont l’humour décalé « ha c’est bien vous, je pensais qu’il s’agissait d’une fille!!! » (ndlr : dit en voyant le passeport de Filipovna) …

2ème surprise : des toilettes et une douche dans la chambre !

3ème surprise : (c’est la foire aux surprises !) deux lits pour trois… le père du « ptit » aurait été déçu, le tirage au sort donna Oli et moi en bas, mon coblog en haut.

Chapter one : Festival de l’humour !

La première journée donna le ton pour l’ensemble du séjour : « le festival de l’humour”. « Le pti », invité privilégié de ce road trip sans voiture, pour nous mettre à l’aise immédiatement, choisi d’attaquer fort. Malheureusement, on n’a pas toujours l’humour de notre physique. Ainsi le « pti », fin comme à son habitude, enchaina les calembours et les bonnes blagues jusqu’à son énigmatique paroxysme : ”au moins si je trouve une anglaise avec un enfant j’aurais pas à venir sur Londres ! »

Nous rimes de bon cœur, mais aujourd’hui encore je cherche le sens profond de cette phrase pour le moins énigmatique. Puis ce fut la surenchère. Filipovna qui ne voulait pas être en reste tenta de nous faire rire en perdant consécutivement : son ticket de bus, la carte pour rentrer dans la chambre, l’adresse du magasin dans lequel il fallait absolument allé… avant de tout retrouver : le lendemain ! Un véritable effort pour ce serbo-croate anglais pour faire de chaque minute une aventure !

Bien sur, votre humble serviteur se sentant un peu en reste face aux artifices déployés fit feu à son tour (tagada tsoin tsoin, feu d’artifice !) en racontant ce qui serait élu : « le calembour du week end ! ». Mais pour bien comprendre et apprécier ce calembour il convient que je vous restituasse le contexte (j’ai essayé de raconté cette bonne blague hors contexte et je n’ai eu en retour que moqueries et quolibets !)

Or donc pour accéder à notre auberge de jeunesse nous devions emprunter une sorte d’allée-parking pour les maisons dans laquelle se trouvait : une voiture invisible (ou presque) dont voici sa photo ‘invisible’ :

et l’entrée des différentes habitations. Collés à cette rue des bus sauvage (comprendre des bus qui semblait être à leur terminus ou mis au repos, seuls mais en groupe ! comme tout bon bus sauvage ! ) m’est venu alors instinctivement pour ces fiers bus épris de liberté un nom comme s’ils me l’avaient communiqué par télépathie : Des Bustangs !

Bon je dois bien dire qu’à raconté j’en suis pas plus fier aujourd’hui qu’à l’époque, mais comprenez moi, je ne pouvais rester en marge du festival de l’humour !

(un bustang rentrant se coucher surement)

To be continue with : Katouchka l’insoumise, de la classioseté des toilettes pour riches, Jack l’eventreur n’est pas mort …