Hello, aujourd’hui ça va être du 3615 ma vie (oui avec cette phrase vous aurez compris que j’ai plus de 30 ans).

Au vu du titre de l’article vous avez compris que j’ai un gros coup de doute sur mon projet. Je ne sais pas pourquoi, pendant ce weekend de 4 jours ,je me suis levé un matin et j’ai tout remis en question.

Rassurez-vous, j’ai gardé quelques bases ! Je compte bien partir de mon taf actuel, rendre mon appartement en janvier et partir de Paris. Là dessus j’ai réussi à garder une certaine stabilité. C’est une envie que j’ai depuis très très longtemps de partir de Paris et de “changer de vie”.

Là où tout est parti en couille, c’est que j’ai commencé à me dire que rester sur place au japon après les deux ans, n’allait pas forcément être simple. Pour rappel je n’ai que deux solutions pour rester après mes études :

  • Trouver un boulot qui me fait un visa, et pour ça il faut des critères bien spécifiques
  • Me marier avec une japonaise

Deux choix qui sont pas hyper simple vous en conviendrez.  Pour la première option, il faut  s’y prendre à l’avance car faire un visa ça prends du temps et vous êtes lié ensuite à votre boite. Plus de boulot plus de visa, tu rentres chez toi.  Je ne serais donc pas libre de faire ce que je veux niveau boulot et mon projet de vie c’était aussi de pouvoir peut être tenter de nouvelles voies. Là, je me retrouverai derrière un bureau à priori dans une boite internet, ça peut être sympa mais ça peut aussi me ramener dans la même situation que maintenant.

L’autre solution…il faut trouver une fille avec qui je suis bien et qu’on se marie, tout ça en deux ans. A la base je suis pas du genre à me marier avec quelqu’un car je me sens bien avec elle depuis un an… Mais soyons terre à terre, la plus part des français que je connais qui vivent au japon, peuvent y vivre car ils sont mariés. Tu croises plus souvent quelqu’un qui a pu rester grâce à un mariage que parce qu’il a trouvé un boulot qui a pu faire son visa.

Je le rappelle, si je trouve un boulot dans un café par exemple, même si le patron m’aime bien et qu’il est content de mon boulot, il ne pourra pas me faire un visa comme ça et il ne le pourra surement pas. Il faut qu’il prouve au gouvernement japonais qu’il y a une utilité de m’avoir moi et pas un japonais et puis surtout ça va lui coûter de l’argent. Il y a pleins de critères que vérifie l’administration japonaise comme les diplômes ou bien l’expérience dans le domaine, ce n’est pas fait à la légère comme dans d’autres pays.

Bref, je me suis dit que j’allais mettre entre 45 et 60 Ke euros dans ce projet et que mes chances de pouvoir rester sont très faibles. Et dans ce cas là c’est retour en France où j’aurai pas grand chose de coté, pas de boulot, pas d’appartement, pas de parent chez qui squatter un moment et aucun projet intéressant.

La solution du Kilt

Et je ne sais pas pourquoi, mais dans ma panique du moment j’ai réfléchi à une autre option, que j’avais déjà en tête au cas où mon visa étudiant pour le japon ne soit pas accepté. Cette option c’est d’aller rejoindre mon ami JoyeuxJim qui s’est expatrié en Ecosse.

Pour y faire quoi ? Et bien pour m’améliorer en anglais, car mon anglais est vraiment super basique et quoi qu’il advienne j’aurai toujours besoin d’avoir un bien meilleur niveau. Et l’autre idée serait de tenter l’aventure des safaris photos.

La ville est agréable, et beaucoup de touristes français s’y rendent pour quelques jours. Il y a plein de recoins qui ne font pas partis des spots touristiques qui pourtant sont super photogéniques.  Je pense que c’est une ville idéale pour avoir un concept de Safari photo comme ceux que j’ai pu faire au Japon.

Partir vivre là bas ça voudrait dire un budget plus petit (pas de frais scolaire par exemple qui représente tout de même plus de 500 euros par mois pendant 2 ans). C’est aussi m’améliorer en anglais, et tenter de changer de travail, vivre d’un métier qui m’intéresserait vraiment.

Et si ça foire je n’ai pas vidé l’intégralité de mon compte en banque. De plus vivre en UE (même si l’ombre du brexit est dans les parages) est plus simple. Je peux vivre et travailler n’importe où, pas besoin de visa pour rester et faire des petits boulots si besoin sans être obligé de me marier.

Mais à coté de ça j’ai vraiment eu un coup de coeur pour le Japon, j’adore ce pays je me sens à la maison là bas !

On repart au début

J’ai donc tout ressassé, fait 15000 tours dans mon petit 35m², en exposant toutes les possibilités à voix hautes.

J’en suis même revenu à remettre Kyoto sur le tapis. Car même si j’ai une préférence pour Fukuoka, je me dis que Kyoto offre plus de possibilité en terme de rencontres. Osaka, Kobe, les villes autour, et même Nagoya (qui est à seulement 35 minutes de Kyoto en shinkansen) sont autant de possibilités de trouver la fille qui me conviendra et d’avoir des opportunités de travail variés au Japon.

Car oui, admettons que dans le meilleur des cas je trouve une charmante jeune fille vivant à Fukuoka, avec qui tout va pour le mieux, je me marie tout va bien c’est super je peux rester au japon.  Mais cela voudra dire qu’il y a des chances que ma vie pro se cantonne à Fukuoka uniquement. Sauf si la demoiselle veut bien me suivre ailleurs au japon et que j’ai une opportunité qui le permet mais ça fait beaucoup de si les amis !

Une autre chose qui m’a fait douté de Fukuoka c’est l’école. Celle de Fukuoka a l’air très bien, vraiment. Mais il faut un niveau minimum que je suis censé avoir. Sauf que j’ai fait du japonais en dilettante et que ça fait longtemps que j’en ai pas fait. Soyons clair actuellement je n’ai pas ce niveau. Je pourrais le récupérer je pense avant la rentrée mais j’ai peur d’être un peu à la rue par rapport aux autres étudiants asiatiques (qui ont plus de facilité). Tandis qu’à Kyoto l’école que j’ai ciblé a surtout des occidentaux, et ils acceptent les total débutants (ce que je ne suis pas). Le niveau sera moins élevé certes, mais n’étant pas une flèche en apprentissage de langue c’est peut être mieux pour moi, je ne sais pas. Si on regarde les taux de réussites au JLPT dans les deux écoles, à Fukuoka ils sont de 60% à Kyoto ils sont à 80% alors que pourtant ils ont peu d’asiatique et acceptent les débutants.

Bref les inscription pour l’école à Fukuoka ouvre la semaine prochaine et je suis vous l’aurez compris dans le doute le plus total.

Je sens que cette semaine va être relou ! Mais une chose me rassure  : mes amis ! J’en ai parlé avec JoyeuxJim qui forcément serait ravi de me voir débarquer vers chez lui. Il m’a même proposé de m’héberger le temps que je trouve un apparte etc si je venais à Édimbourg.

Mon ex-coblog Ash et sa femme Vivi aussi ne se sont pas moqué de moi, tout comme ma collègue Anaïs (qui elle aussi va s’expatrier) quand je leur ai parlé de mon grand délire de ce weekend.

Alors que pourtant je pensai que les gens me dirait que vue comme je les soûle avec le japon depuis des années, je ne pouvais pas partir en vrille comme ça ^^, mais ils ont été très compréhensif et comprennent totalement mes interrogations.

Après soyons clair, j’ai rien décidé du tout et le japon me fait plus qu’envie. Je me demande juste si je ne fais pas une énorme bêtise alors que j’ai la possibilité financièrement d’être tranquile pendant 2-3 ans ailleurs, pour changer de vie et me construire un nouvel avenir. Et qu’au japon j’ai vraiment peu de chance (pas aucune non plus) de rester au final et de retourner en france avec rien de rien.

Je ne cherche pas des vacances de 2 ans au japon, j’ai envie de construire quelque chose de nouveau que ça soit amoureusement, ou dans ma vie professionnel. Bref comme je le disais au début de l’article c’est le doutage !

La suite dans un nouvel épisode